Publier les littératures tamoules en France

Un défi pour les traducteurs

Le samedi 30 septembre 2017, 17h

(attention ! horaire en cours de confirmation)

Festival VO-VF (Gif-sur-Yvette), carte blanche à la BULAC, dans le cadre du partenariat BULAC / VO-VF.

L'auteur invité

Shobasakthi est un écrivain (scénariste et comédien) tamoul. Antonythasan Jesuthasan, [source Wikipédia] également connu sous le pseudonyme de Shobasakthi, est né en 1967 au Sri Lanka, dans le village d'Allaippiddi sur l'île de Velanai (nord du Sri Lanka). Dans son adolescence, il rejoint les Tigres tamouls. Désillusionné, il quitte l'organisation. Il se réfugie d'abord à Hong Kong, puis vit quatre ans en Thaïlande avant de parvenir à se rendre en France avec des faux papiers. Il obtient l'asile politique en France en 1993. Il vit à Sevran.  En France, il vit de petits boulots. À la fin des années 1990, il se met à la littérature, sous le pseudonyme de Shobasakthi. Il est, depuis, l'auteur d'une importante œuvre, écrite en tamoul et partiellement traduite en anglais.  Cinéma. En 2011, il tourne, pour la première fois, dans un film tamoul, Sengadal. En 2015, il tient le rôle principal dans le film de  Jacques Audiard Dheepan, qui obtient la Palme d'or au Festival de Cannes 2015. Il juge avoir tenu dans ce film un rôle à-demi autobiographique. Œuvres littéraires : Shoba : Itinéraire d'un réfugié ; Gorilla ; Traitor ; The MGR murder trial ; Box ; Desathurogi ; Kandiveeran ; Book of maids ; 30 colors words [en savoir plus].

Table ronde BULAC [hors les murs]

Lecture d'extraits de son œuvre par Shobasakthi

- présentation par Sundari Gobalakichenane : les collections tamoules de la BULAC ;

- présentation par Élisabeth Sethupathy : la langue tamoule et ses complexités ;

Lecture d'extraits de son œuvre par Shobasakthi

- la traduction vers le français de l'œuvre de Shobasakthi par deux passeuses aux stratégies distinctes : Élisabeth Sethupathy (traduction en cours de Box) et Faustine Imbert-Vier (traduction en cours de ses nouvelles) ;

- traduire oui, mais pour qui ? Trouver un éditeur, le « parcours du combattant » du traducteur de tamoul : Élisabeth Sethupathy et Faustine Imbert-Vier ;

Lecture d'extraits de son œuvre par Shobasakthi

- panorama de la littérature moderne et contemporaine tamoule et le projet de recherche DELI par Léticia Ibanez-Masse.

 

Débat animé par Clotilde Monteiro (BULAC).


Allons-y

Château du Val Fleury
5, allée du Val Fleury
Gif-sur-Yvette (91)

Mission action culturelle
Tél. : 01 81 69 18 30
action-culturelle [à] bulac.fr

 

 

 

Les intervenantes

Élisabeth Sethupathy est maître de conférences (Inalco), responsable de la section de tamoul depuis 1984 et directrice du département Asie du Sud de 2010 à 2013. Équipe de recherche : Centre d'étude et de recherche sur les littératures et les oralités du monde (CERLOM). Domaines de recherche : didactique du tamoul, littérature tamoule contemporaine, littérature tamoule moderne hors de l'Inde. Publications : Le tamoul sans peine, Assimil, 2002 ; Parlons Tamoul, L'Harmattan, 2015. Élisabeth Sethupathy vient d'achever la traduction du roman Gôpalla Grâmam de Ki. Rajanarayanan (à paraître à l'Institut français de Pondichéry).

Sundari Gobalakichenane est chargée de collections pour les domaines tamoul et télougou de la BULAC. Elle présentera  les collections tamoules de la BULAC.

Léticia Ibanez-Masse est agrégée de lettres modernes, elle prépare actuellement une thèse à l'Inalco dirigée par G. Sharma et E. Sethupathy sur la poétique du nouvelliste Mauni. Ses recherches portent sur les années 1930 et le développement de la modernité littéraire en pays tamoul, la prose poétique et la représentation des brahmanes dans la littérature du XXe siècle. Elle collabore au projet de recherche DELI.

Faustine Imbert-Vier : « Je suis arrivée en Inde sous les meilleurs auspices peu avant la mousson de 1994, par une nuit tiède de septembre, pour une mission de conseil de six mois à Madras, dans une entreprise de confection en plein essor, six mois qui devinrent cinq ans. Une mission qui prit tout son sens lorsque vingt ans plus tard, après avoir parcouru tous les coins du Tamil Nadu pour d'autres missions d'éthique sociale dans cette industrie, en lieu et place de pouja de célébration, je finis mon master de recherche en Littérature à Bordeaux-Montaigne, avec pour sujet de mémoire "Littérature contemporaine : dans la forteresse indienne, le fil tamoul ". J'y développais une méthode de traduction indirecte du tamoul, la seule à ma disposition, qui me jeta dans l'œuvre de Shobasakthi, me donnant l'élan et la motivation nécessaires pour le faire connaître en France ».

Pour aller plus loin...

« Les dalit tamouls en quête d'une littérature », par François Gros  et M. Kannan, Bulletin de l'École française d'Extrême-Orient.

 


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Le carreau de la BULAC, carnet de recherches sur hypotheses.org