Ce que l'art peut à Gaza, 1re partie : cinéma

Cycle de conférences « D'autres regards sur le monde »

Le 17 mars 2016, de 18h00 à 20h30

Auditorium, entrée libre

Table ronde et projection du film Gaza 36 mm de Khalil Mozaien, Arab et Tarzan Nasser.

 

Avec les réalisateurs Arab Nasser, Tarzan Nasser, Khalil Mozaien, Ramla Kronfol (réalisatrice, chercheure indépendante) et Patrizia Roletti (directrice du festival Ciné-Palestine).

Modératrice : Stéphanie Latte Abdallah (chercheure IFPO-NRS).

Cette conférence prend place dans le cadre de différents événements autour de Gaza organisés du 17 au 21 mars à Paris (IMA, ICI, BULAC) et à Marseille (MuCEM).

Voir le programme complet. Voir le communiqué de presse.

Cette table ronde qui réunit des réalisateurs de Gaza et des chercheurs, spécialistes de l’image mouvante en Palestine, est l’occasion de revenir sur l’histoire, l’évolution et les enjeux de la scène cinématographique à Gaza. Malgré le peu d’étude sur l’histoire du cinéma à Gaza, cet art y existe depuis les années 1940 avec la construction de la première salle de cinéma en 1944. En 1970, Gaza comporte une dizaine de cinémas dans toute la ville. Aujourd’hui, des groupes extrémistes ont fermé l’ensemble des cinémas, si bien que les passionnés de septième art ne peuvent plus visionner un film dans une salle de cinéma. Et pourtant, des réalisateurs se battent au quotidien, pour s’exprimer et offrir d’autres regards sur leur monde. Dans un contexte où l’industrie cinématographique n’existe pas, quelles sont les conditions de production de films, qu’ils soient de fiction ou documentaires ? Quels sont les risques pour les réalisateurs d’exercer un art, qui n’est pas nécessairement jugés halal aux yeux des autorités ? Comment se vit-on cinéaste à Gaza et que peut le cinéma à Gaza ?

Synopsis du film : Gaza 36 mm, c’est la petite fenêtre à travers laquelle Gaza a pu regarder le monde extérieur. C’est un état des lieux d’une cinématographie en perdition, qui s’énonce au travers des destructions et des dégâts subis par les salles de cinéma pour des raisons d’ordre social et idéologique...

Organisateurs : Institut français de Jérusalem, Institut du monde arabe (IMA),   Institut français du Proche-Orient (IFPO), Consulat général de France à Jérusalem, BULAC (Bibliothèque universitaire des langues et civilisations), Institut des cultures d’Islam (ICI), MuCEM (Marseille).

Partenaires : Institut français, Wafaw, Institut culturel franco-palestinien, Fondation Camargo, GIS Moyen-Orient et Mondes musulmans.

 

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Gaza 36 mm

Les intervenants :

Arab et Tarzan Nasser : nés en 1988 à Gaza, Arab et Tarzan Nasser sont diplômés des Beaux-Arts de l’Université Al-Aqsa de Gaza. Parallèlement à leur activité d’artistes plasticiens, ils sont réalisateurs de films documentaires et de fictions, qui leur ont valu plusieurs arrestations et emprisonnements par le Hamas, d’où leur exil depuis 2012. Leur court métrage, Condom Lead, a été nominé au Festival de Cannes en 2013 (compétition officielle) et leur premier long métrage, Dégradé, a été sélectionné par la Semaine de la critique du même festival en 2015. La sortie en salle du film Dégradé est prévue en avril 2016.

Khalil Mozaien est un réalisateur de films de fiction et de documentaires. Après avoir obtenu un doctorat en réalisation de films à Saint-Pétersbourg en Russie, il a réalisé de nombreux films qui ont reçu des distinctions internationales, notamment son film Sarah en 2014, qui a remporté le prix du Film de fiction du Festival du Film d’Alexandrie (Égypte) en 2015, et le prix de la Cinématographie au Dhaka International Film Festival  (DIFF, Bangladesh). En 2010, il a réalisé le film Mashoo Matook, qui a été projeté au Festival de Cannes. En 2015, il a fondé le Festival Red Carpet à Gaza (Human Rights Festival) qui a connu un vif succès médiatique. Il vit et travaille à Gaza.

Ramla Kronfol est une réalisatrice et chercheuse d’origine libanaise. À la suite d’un DEA sur le premier long métrage d’Elia Suleiman Chronique d’une disparition, elle réalise une thèse sur les représentations du cinéma palestinien. Ses recherches interrogent la redéfinition de l’espace-temps national et intime dans un Proche-Orient en constante mutation, où le questionnement identitaire modèle le travail des artistes.

Après avoir terminé ses études universitaires en langues et littératures étrangères à Turin, Patrizia Roletti débute sa carrière dans le cinéma à Rome. Elle travaille, en tant que coordinatrice de production, puis directrice de production, dans plusieurs projets cinématographiques (films indépendants italiens, films américains, séries télévisées et des publicités). En 2011, elle s'installe à Paris, où elle co-fonde le Festival Ciné-Palestine (2014), le premier festival de cinéma palestinien dans la capitale, qui est devenu le rendez-vous incontournable du cinéma palestinien.

Historienne et politologue, Stéphanie Latte-Abdallah est chargée de recherche au CNRS (IREMAM) et responsable de l’antenne des Territoires palestiniens de l’IFPO. Ses recherches portent notamment sur les mobilités et mécanismes de pouvoir dans les espaces israélo-palestiniens, le milieu carcéral en Palestine et les interactions entre images, histoire et politique en Jordanie et en Palestine. Elle a co-dirigé (avec C. Parizot), l’ouvrage A l’ombre du Mur : Israéliens et Palestiniens entre séparation et occupation (Actes Sud/MMSH, 2011).

Pour aller plus loin

 


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Le carreau de la BULAC, carnet de recherches sur hypotheses.org