Domaine Afrique

 

De grands africanistes tels Maurice Delafosse (1870-1926) et Henri Labouret (1878-1945) donnent une impulsion aux collections avant leur véritable expansion après la Seconde Guerre mondiale.

La rareté des documents rassemblés, tant en langues africaines qu’en français ou en anglais, en fait un fonds d’étude riche et varié. Les disciplines les mieux représentées sont la littérature, la linguistique (avec de nombreux dictionnaires, grammaires et manuels), et l’histoire suivis des sciences humaines et sociales, un secteur toujours en pleine expansion. Il est à noter que quelques manuscrits arabes d’origine africaine sont présents dans les fonds des manuscrits arabes.

En 2005, le don Charles et Vincent Monteil vient enrichir ces collections : plus de 500 ouvrages ont directement trait à l’Afrique. Constituées tant des écrits mêmes de Charles et de Vincent Monteil, que de travaux historiques, ethnographiques et sociologiques sur l’Afrique de l’Ouest et d’ouvrages sur l’islam et ses spécificités en Afrique subsaharienne, leurs bibliothèques recèlent de précieuses grammaires et études sur les langues, datant pour certaines du XIXe siècle.

En 2012, les associations Pour mieux connaître le Tchad (PMCT) et l’Association française pour le développement de la recherche scientifique en Afrique de l'Est (ARESAE) ont fait don de leurs bibliothèques de recherche. Les ouvrages et revues relèvent de disciplines variées (géographie, préhistoire, anthropologie, histoire, religion, développement) ; une grande partie de cette documentation est en langue amharique et tigrigna, quelques exemplaires sont en langue oromo et somalie. Ces fonds sont actuellement en cours de traitement.

Le fonds de la bibliothèque du CEAf constitue un apport de plus de 24 000 ouvrages (livres, tirés à part et thèses), et une collection de périodiques. Il est intimement lié à l’histoire du Centre ainsi qu’à celle de l’enseignement africaniste dispensé dès la fin des années 1950 à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Centrée sur l’anthropologie, la sociologie et l’histoire, cette bibliothèque recèle notamment les fonds Henri Brunschwig (histoire coloniale), Denise Paulme-Scaeffner, Noël Ballif (sur les Pygmées) ainsi qu’un fonds d’anthropologie sur le sida et un autre de littérature francophone.

Les collections du SEDET, riches de quelques 3 000 documents, comportent un ensemble unique de thèses et travaux universitaires, n’existant souvent nulle part ailleurs, concernant en particulier l’Afrique et le Maghreb. Ils constituent un apport d'une grande valeur, notamment précieux pour les géographes.

Le domaine éthiopien, l’un des plus remarquables de France, riche d’environ 4 000 titres (dont 1 300 en langues vernaculaires), est marqué par la domination de l’amharique sur les autres langues. L'amharique est enseigné dès 1898 à l’École des langues orientales et trouve en Marcel Cohen (1884-1974) et Joseph Tubiana (1919-2006) des professeurs très actifs. La période de 1945 à 1965 marque l’essor de ce secteur. La longue crise qui débute en 1974 (accession au pouvoir de Mengistu) se reflète dans les collections et seuls les dons des enseignants enrichissent alors le fonds à cette époque. L’activité éditoriale retrouve un cours normal à partir des années 2000, favorisant la reprise des acquisitions.

Ce fonds s’est enrichi en 2012 du don Joseph Tubiana, composé de plus de 1 000 documents et de titres de revues. Cette bibliothèque personnelle constitue un corpus précieux sur le domaine éthiopien. Il recèle notamment un ensemble de 450 livres (romans, recueils de poésie, écrits religieux, politiques et historiques), écrits essentiellement en langue amharique. Celui-ci comprend également les ouvrages et tirés à part de grands spécialistes éthiopisants tels que Enrico Cerulli, Wolf Leslau, Edward Ullendorf, Stefan Strelcyn et Salvatore Tedeschi, ainsi que des dictionnaires, des études historiques, des catalogues, etc. Ce fonds est actuellement en cours de traitement.

Le domaine malgache – qui comprend 4 000 ouvrages dont 1 000 environ sont en langue malgache - se constitue dès le XIXe siècle, alors que le premier cours de malgache est donné à l’École des langues orientales en 1895. Celui-ci prend ensuite son essor grâce aux relations de coopération tissées avec des enseignants tels Gustave Julien (1870-1936) et Jacques Faublée (1912-2003). Ce fonds s’enrichit notablement, entre 1956 et 1959, grâce à un don de la Bibliothèque nationale et poursuit son développement dans les années 1970.

Le don Jacques Faublée, cédé à la BIULO en 2003, est composé de 1 400 livres sur Madagascar et l’Océan Indien (400 sont en langue malgache), mais aussi de cartes et de revues. Il vient enrichir les secteurs de l’ethnologie, de l’anthropologie, de la linguistique et des sciences politiques. Le parcours d’ethnographe, de muséologue et de linguiste de cet éminent spécialiste de Madagascar le conduit à constituer une précieuse bibliothèque de référence sur le monde malgache. Plusieurs éditions rares concernant cette île y sont conservées, tel l’ouvrage de Robert Drury (1687-1750), Madagascar, or Robert Drury’s journal, during fifteen years captivity on that island de 1729. Sa bibliothèque compte également de nombreux livres sur l’Afrique orientale, l’Aurès et le domaine indonésien, témoins de son intérêt pour ces autres secteurs d’études et de recherches.

Chargée de collections pour le domaine Afrique : marine.defosse [à] bulac.fr

 

Les acquisitions du domaine Afrique en 2014

 

La BULAC vous propose une sélection de titres sur l'Afrique acquis par la bibliothèque en 2014.

Les acquisitions du domaine Afrique en 2013 et 2014

Cette sélection d'ouvrages porte sur l’ensemble de l’Afrique subsaharienne.

 


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