Domaine mongol

Le domaine mongol (Asie) constitue un des axes de développement de la bibliothèque. Les langues mongoles sont parlées par environ 10 millions de locuteurs répartis principalement entre la République de Mongolie (2,9 millions), la Chine (de 3,5 à 5,9 millions) et la Russie (350 000 Bouriates, 150 000 Kalmuk). La République de Mongolie est le seul État de langue officielle mongole.

 

C’est principalement le dialecte halh (khalkh), majoritaire en Mongolie (78,8% de la population) qui est enseigné à l’INALCO, seul établissement dispensant un tel enseignement en France. Plusieurs dialectes de Mongolie sont des parlers issus du groupe halh / Xalx. Cependant, les Mongols de Chine offrent une grande variété de dialectes et de parlers, dont un groupe central proche du halh représenté par les Caqar (Čahar) et un groupe méridional (Ordos) avoisinant les 70 000 individus. On trouve aussi des groupes oirad dans les régions occidentales de la Chine (Xinjiang). La Fédération de Russie abrite notamment les Buriad (Bouriates), présents dans l’extrême nord de la Mongolie intérieure et dans le nord-est de la République de Mongolie.  Un autre groupe important est celui des Kalmuk, qui peuplent principalement la Kalmukie, au nord de la mer Caspienne. (Les ouvrages relatifs aux Kalmuk sont répartis entre le fonds mongol et le fonds russe). 

Issu des collections de la Bibliothèque interuniversitaire des langues orientales (BIULO), ce fonds se compose d’environ 2 700 ouvrages (dont 1 000 sont en langue originale).

Un cours de langues tartares fut ouvert à l’École des Langues orientales (ex-Inalco) entre 1875 et 1878, sous la direction de Louis Rochet (1813-1878). De son côté, Louis Hambis (1906-1978) donna quelques conférences dans les années 1940. C’est avec Roberte Hamayon et Françoise Aubin, à partir de 1967, que la discipline connut un développement significatif, consécutif à la reconnaissance mutuelle de la Mongolie et de la France en 1965, avec l’ouverture d’une ambassade à Oulan Bator l’année suivante. Après avoir été limitées par l’alignement d’Oulan-Bator sur l’Union soviétique, les relations franco-mongoles sont entrées dans une phase plus dynamique après la Révolution démocratique de 1990.  

En raison de l’importance des Mongols dans l’histoire de l’Asie, les ouvrages et documents relevant du domaine mongol sont présents dans les collections de la Bibliothèque depuis les origines. On note ainsi la présence d’une Histoire générale des Huns, des Turcs, des Mogols, et des autres Tartares occidentaux de Joseph de Guignes en 1756, et quelques autres productions plus ou moins fiables de l’érudition du XIXe siècle, telles que les Conquêtes en Asie par les Mogols et les Tartares sous Gengiskan et Tamerlan de Hippolyte de Chavannes de la Giraudière (1876), l’Introduction à l'histoire de l’Asie : Turcs et Mongols, des origines à 1405 de Léon Cahun (1896), ou encore les travaux du baron Ignace Mouradja d’Ohsson (1779-1851), comme l’Histoire des Mongols : depuis Tchinguiz-Khan jusqu'a Timour-Lanc (1824).

C’est à partir des années 1970 et du lancement d’un enseignement de mongol à l’école des Langues orientales que la bibliothèque se dote de grammaires, manuels et ouvrages historiques ou littéraires. Une nouvelle impulsion est donnée à partir de 2009 avec l’achat de dictionnaires, études et manuels et des 108 volumes du Mongol uran zokhiolyn deezhis, anthologie de littérature mongole, des origines à nos jours, regroupant recueils de poésie, textes classiques, romans pastoraux, nouvelles.

Dans ce fonds, les disciplines les mieux représentées sont la littérature, la linguistique et l’histoire, puis l’anthropologie, qui connaît cependant une nette progression.

Le fonds mongol est constitué d'ouvrages en langues française et anglaise, une part des ouvrages est également en allemand, russe, japonais et coréen. On note ces dernières années un renouveau de l’anthropologie et des études sur le pastoralisme nomade mongol.

Le fonds mongol est constitué d’environ 60% d’ouvrages en langue mongole (alphabets ouighour et cyrillique) et de 40% d’ouvrages en langues diverses. Il faut aussi noter la présence de quelques ouvrages en langue bouriate, dont la rareté tient aux difficultés des circuits d’acquisition. En raison de l’expansion géographique de l’empire mongol, de nombreux ouvrages généraux ou monographies d’histoires nationales, comportant des chapitres relatifs aux liens historiques  avec la Mongolie ou avec l’empire mongol sont classés à la BULAC dans d’autres aires géographiques. Ces ouvrages restent ainsi intégrés aux fonds de ces pays (par exemple la Chine, le Japon, la Perse (Iran), la Hongrie, la Pologne, la Russie, etc.).

En outre, de nombreuses relations existent, du fait de l’adoption de la religion lamaïste, avec l’aire tibétaine, notamment en termes d’ouvrages religieux et littéraires. On trouve ainsi des versions mongoles de l’Épopée du roi Gesar (Geser Han / Гэсэр Хаан).   Enfin, plusieurs ouvrages s’intéressent aux questions du pastoralisme, rejoignant ainsi des problématiques partagées par les éleveurs nomades non seulement dans le reste de l’Eurasie, mais aussi en Afrique.

 

Domaine mongol (suite)

Les collections en magasins : 2 300 volumes communicables, dont les revues de plus de 10 ans.

Dans les collections de la Réserve sont réunis les ouvrages rares et précieux, consultables sous certaines conditions. Par exemple : Vitametti, Guido. Grammaire & vocabulaire de la langue mongole. Péking‎ : Impr. des Lazaristes au Pé-T'ang‎, 1897. 

Des revues en lignePar exemple : Mongolian Studies Information.

Chargé de collections pour le domaine mongol : laurent.quisefit [à] bulac.fr

 

Établissements fondateurs de la BULAC ayant contribué à la constitution du domaine mongol Sorbonne NouvelleINALCO.

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Le carreau de la BULAC, carnet de recherches sur hypotheses.org

Pour citer cette page : 🔗 www.bulac.fr/?id=959