Formations pros

Les Jeudis de formation

La BULAC organise régulièrement des séances de formation professionnelle à destination de ses agents. D'une durée de deux heures, ces séances abordent alternativement l'évolution des métiers et l'histoire des langues et des civilisations couvertes par l'établissement.

Environ huit séances sont organisées chaque année. L'ensemble du cycle de formation se déroule en salle RJ.24, au rez-de-jardin de la bibliothèque.

Les professionnels intéressés peuvent s'inscrire à une ou plusieurs de ces séances, dans la limite des places disponibles, en adressant un mail à : formation-personnels[à]bulac.fr.

La BULAC ne délivre pas d'attestation de présence.

Le 12 octobre 2017, 10h-12h

« ISNI », Héloïse Lecomte (BnF)

Depuis 2013, la BnF a décidé d'attribuer des identifiants uniques, internationaux, à ses données d'autorité sur les personnes et les collectivités, par le biais du système ISNI (International Standard Name Identifier). Elle participe à la gouvernance internationale de ce standard ISO et met à la disposition de la communauté certains de ses experts pour vérifier la qualité de la base centrale ISNI, qui ingère des données à la fois publiques et privées et met en libre accès plus de 8 millions d'identifiants pour des personnes et collectivités œuvrant dans le domaine de la création culturelle ou scientifique. En France, ces identifiants sont diffusés dans le Sudoc (base IdRef) et dans la chaîne du livre ; les domaines de la musique et du cinéma commencent également à les intégrer pour améliorer la circulation des flux d'informations sur les créateurs. Lors de cette séance de présentation, nous parlerons de l'intérêt capital des identifiants comme l'ISNI dans le contexte du web de données et de la transition bibliographique, et du rôle pivot que jouent les bibliothèques dans cet écosystème.

Le 28 septembre 2017, 10h-12h

« La littérature chinoise en 120 minutes », Vincent Durand-Dastès (Inalco)

Il est parfaitement impossible de vouloir traverser l’immense continent de la littérature chinoise en deux heures. Aussi c’est à une simple promenade, parsemée de haltes où nous lirons à chaque fois des extraits d’œuvres en traduction française, que vous serez conviés. Nous tâcherons de visiter en chemin quatre lieux et thèmes littéraires importants, que l’on rencontre à presque toutes les époques de l’histoire littéraire chinoise : les lettrés et le Pouvoir ; la guerre et l’héroïsme ; l’amour et les plaisirs ; les fantômes et les esprits.

Le 14 septembre 2017, 10h-12h

« Les enjeux politiques des écritures : quelques exemples tirés des collections de la BULAC », Alexandre Asanovic (MNHN)

Les écritures nous apparaissent aujourd’hui comme les vecteurs de la plus grande partie des traditions littéraire et scientifique exprimées sur tous les continents. Mais au-delà de ses fonctions de mémoire et de communication, l’écriture est chargée d’enjeux sémiotiques, de représentations symboliques, de connotations religieuse ou « identitaire » qui en font un objet particulièrement perméable aux ingérences politiques. Les exemples témoignant de l’intervention d’un pouvoir étatique afin de modifier, d’imposer ou d’interdire l’usage d’un certain type d’écriture concernent plutôt l’époque contemporaine et renvoient à des formes assumées de contrôle social, généralement (mais pas exclusivement) dans le cadre d’une problématique coloniale ou impériale.

Un des épisodes les plus emblématiques de la « politisation des écritures » est celui qui se déploie en URSS au lendemain de la révolution, tentative gigantesque destinée à transformer le paysage scriptural de l’ensemble de l’Eurasie, dont les paradoxes et les échecs laisseront un résultat contrasté mais déterminant pour les deux grandes régions concernées : un arc septentrional, de la Finlande au détroit de Béring, qui va surtout impliquer des langues finnoises, turco-mongoles et paléosibériennes ; un arc méridional, depuis Istanbul jusqu’à la frontière chinoise, qui concernera principalement les langues turques, caucasiennes et iraniennes.

Les collections de la BULAC, grâce à leur profondeur historique et à leur variété, gardent la trace de cette histoire mouvementée et invitent à interroger le rapport toujours mouvant entre langue, pouvoir politique et écriture.

Le 29 juin 2017, 10h-12h

« Les pédagogies actives », Aurélie Gandour (Tavistock and Portman NHS Foundation Trust)

Comment utiliser les pédagogies actives en bibliothèque ?

Cette présentation interactive démontrera l’intérêt d'utiliser des techniques d'enseignement alternatives en bibliothèque universitaire. Vous serez initiés à différents types de jeux et activités qui peuvent être utilisés au cours de formations courtes ou longues, sur divers sujets habituellement abordés en bibliothèque.

Le 18 mai 2017, 10h-12h

« Data.bnf.fr : nouveau catalogue pour les usagers ou outil pour les bibliothécaires ? », Aude Le Moullec-Rieu (BnF)

Mis en ligne en 2011, data.bnf.fr est un projet de la BnF visant à diffuser sur le Web les informations contenues dans ses différents catalogues.

Le 26 janvier, 10h-12h

« Animer une communauté en ligne », Marc Brohée (LILLIAD)

Facebook, Twitter, Linkedin, Instagram, Snapchat... les réseaux sociaux sont désormais partout que ce soit sur nos écrans d'ordinateurs, nos smartphones ou nos télévisions. L'engouement pour ces nouveaux espaces de communication a posé de nombreuses questions aux institutions comme celle des bibliothèques : comment communiquer via ces nouveaux canaux, comment intégrer ce nouveau service à ceux déjà proposés dans les bibliothèques, ou encore comment organiser la communication sur ces nouvelles plates-formes ?

Le 19 janvier 2017, 10h-12h

« L'open data et les bibliothèques : état des lieux et perspectives », Lionel Maurel (BDIC)

Depuis plus de 10 ans, le mouvement en faveur de l'ouverture des données (open data) se développe en s'inspirant des principes du logiciel libre. En France, les administrations sont engagées depuis 2011 dans un processus d'ouverture des données publiques qu'elles produisent. Plusieurs bibliothèques, tant au niveau national que local, participent à cette dynamique en ouvrant leurs données bibliographiques, leurs statistiques ou les fichiers issus de la numérisation des collections.

Les lois Valter et Lemaire adoptées en 2015/2016 vont considérablement amplifier ce phénomène en instaurant en France un principe de gratuité et d'ouverture par défaut des données publiques. Si les institutions culturelles conservent quelques spécificités, ces changements législatifs vont contribuer à la diffusion de grandes masses de données, y compris dans le champ universitaire et de la recherche. 

Ces évolutions tracent de nouvelles perspectives pour les bibliothèques, qui peuvent participer à l'open data soit en ouvrant directement leurs données, soit en épaulant les membres des communautés qu'elles servent dans des démarches d'ouverture.

 

À venir

30 novembre : « La littérature kurde », Serdar Ay (BULAC)

14 décembre : « Histoire des collections de la BULAC », Benjamin Guichard (BULAC)

Pour toute question sur les formations à destination des professionnels, écrivez à : formation-personnels [à] bulac.fr

 


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Le carreau de la BULAC, carnet de recherches sur hypotheses.org