Biographie des intervenants

Pierre Boilley

Pierre Boilley est directeur du Centre d’études des mondes africains (CEMAf), unité mixte du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Ses spécialités et enseignements concernent l’État colonial et l’État post-colonial en Afrique (administration coloniale en zone nomade, enfermement colonial et systèmes pénitentiaires, enfermement administratif, transmission de l’État colonial en Afrique, héritages coloniaux, État colonial tardif, identités culturelles, sentiment national, frontières africaines et représentations spatiales, révoltes et rébellions sahariennes et sahéliennes), la construction des identités, les conflits minoritaires en Afrique sahélienne et leurs règlements national et international.

De 2007 à 2010, il a dirigé le programme ANR Les Suds FrontAfrique :  Frontières africaines : absurdité ou enracinement ? Nouvelles approches de l’historicité des frontières africaines.

Dans son intervention, il abordera l'approche historiographique du projet FrontAfrique et la démarche méthodologique : une étude historique des frontières sur le temps long, afin de penser les frontières hors des schémas préétablis.

Camille Lefebvre

Camille Lefebvre est historienne.

Sa thèse de doctorat d’histoire soutenue en 2008 à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne, s'intitulait Territoires et frontières, du Soudan central à la République du Niger 1800-1964.

Dans le cadre du programme ANR Les Suds FrontAfrique (2007-2010), elle a travaillé sur la formation des frontières du Niger contemporain.

Résumé de l'intervention de Camille Lefebvre

Loin de l’image d’Épinal de frontières, tracées au hasard par des diplomates ignorants des réalités africaines, l’histoire du processus de formation des frontières du Niger contemporain se révèle longue et complexe.

Issues d’enjeux et de luttes politiques, les frontières de ce pays prennent leurs racines dans des événements et une histoire régionale antérieurs de près d’un siècle à toute présence coloniale. Ainsi, l’action des colonisateurs ne peut apparaître comme l’acte unique fondamental qui aurait modelé le territoire de l’État du Niger tel qu’il existe aujourd’hui.

La part de la colonisation dans la détermination des frontières doit être profondément réévaluée, à l’aune de l’analyse des dynamiques historiques internes à cette région au XIXe siècle. Les preuves existent en Afrique de pratiques frontalières anciennes et nous invitent à repenser les discours sur les frontières artificielles et exogènes du continent africain.

 
 


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