Traduire la littérature mondiale, un impératif de la révolution soviétique

L’École de traduction littéraire : traduire la diversité du monde

Cycle de conférences « Littératures en mouvement : éditer, dévoiler, traduire l'espace littéraire mondial »

Le mardi 4 mars 2014, de 18h30 à 20h30

Auditorium, entrée libre

Avec Annie Epelboin, enseignant-chercheur en littérature russe et traductrice (Paris 8), et Olivier Mannoni, traducteur et directeur de l’École de traduction littéraire du Centre national du livre (CNL).

Dictionnaire chinois-russe de V. Vassiliev, 1867, collections de la BULAC.

 

Comment embrasser la littérature mondiale par la traduction ? Comment créer un mouvement, faire école ?

Un des grands moments de l’histoire de la traduction, l’un des plus méconnus aussi, est l’élan donné par la révolution russe à l’idée que la littérature mondiale devait être accessible à tous et donc traduite. Dans la Russie de 1918 dévastée par la guerre civile, Gorki crée à Petrograd les Éditions de la Littérature mondiale qui disparaissent en 1926 pour laisser place au dirigisme des Éditions d’État. Ce projet grandiose est repris par Gorki sous une autre forme lors de son retour d’exil en 1932. Annie Epelboin analysera les enjeux idéologiques de cette entreprise de traduction, ses bases, théoriques et pratiques, ainsi que la formation et le devenir des traducteurs qui ont participé à l’aventure.

Et aujourd'hui ? Olivier Mannoni questionnera le rôle de la traduction littéraire dans l’édition française contemporaine et la façon dont la traduction peut refléter la diversité du monde. Il présentera les spécificités du métier de traducteur, notamment son cadre déontologique et les différentes formations spécifiques. À l'origine de l’École de traduction littéraire du Centre national du livre (CNL) qu'il dirige, il en exposera les principes fondateurs et le fonctionnement.

Pour une école "différente" de la traduction littéraire

Retour sur l'École de la traduction littéraire (ETL)

Sur le Carreau de la BULAC, Clotilde Monteiro propose de revenir avec Olivier Mannoni et Monika Prochniewicz, traductrice et stagiaire de cette école, sur les pratiques pédagogiques de l’ETL évoquées lors de cette conférence. 

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Allons-y

Auditorium du Pôle des langues et civilisations
65, rue des Grands Moulins
75013 PARIS 

Métro Bibliothèque François-Mitterrand 

Mission Action culturelle
Tél : 01 81 69 18 38
action-culturelle [à] bulac.fr

 

Écouter

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Traduire. Image sous licence Creative Commons.

Les intervenants :

 

Annie Epelboin, agrégée de russe, est spécialiste de la littérature russe du XXe siècle et traductrice (Platonov, Kourkov, Kouznetsov). Elle a été assistante de réalisation (Chris Marker, A. Tarkovski), critique littéraire et productrice d’émissions à France-Culture (1981-1991).

Membre de l’équipe de recherches « Littérature et histoires » à Paris 8, ses domaines de prédilection sont les écrivains russes des années 1920-30, entrés en résistance par la littérature (A. Platonov et O. Mandelstam en particulier) et les rapports entre littérature et politique.

Elle a consacré ses travaux récents à la littérature de témoignage, a réédité et préfacé en 2011 le roman-document de Kouznetsov Babi Yar et publié l’an dernier chez Laffont La littérature des ravins : témoigner sur la Shoah en URSS  (avec A. Kovriguina).

Olivier Mannoni, traducteur, biographe, président de l’Association des traducteurs littéraires de France de 2007 à 2012, a été chargé par le Centre national du livre de concevoir puis de diriger l’École de traduction littéraire du CNL.

Outre des romans et nouvelles, il est le traducteur en France du philosophe Peter Sloterdijk et auteur de plusieurs nouvelles traductions de textes de Freud, dont il a aussi traduit la correspondance avec Max Eitingon (Hachette Littérature) et avec Anna Freud (Fayard). Il a également traduit de nombreux essais historiques autour du nazisme et de son analyse.

Il est également l’auteur de plusieurs livres centrés sur des biographies d’écrivains et sur l'histoire de l’Allemagne, dont Günter Grass, l’honneur d’un homme  (Bayard, 2000) et Manès Sperber, l’espoir tragique (Albin Michel, 2005).

 


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Le Carreau de la BULAC, carnet de recherches sur hypotheses.org

La Croisée de la BULAC, carnet de veille sur hypotheses.org

Pour citer cette page : 🔗 www.bulac.fr/?id=1329