Cinéma du réel à la BULAC - édition 2021

La BULAC réinvente son Cinéma du réel !

Du 12 au 21 mars 2021

Édition 100% en ligne !

N’attendez pas la réouverture des salles de projection pour savourer le plaisir du cinéma documentaire ! Cette année, pour sa 5e participation au Festival international Cinéma du réel, la BULAC a sélectionné 7 films parmi la quarantaine de documentaires en compétition. Et elle vous propose une expérience inédite pour cette édition 2021...

La BULAC participe à la 43e édition de Cinéma du réel

Les salles de cinéma restant fermées, Cinéma du réel propose pour cette édition une forme spécifique, fédératrice et augmentée du festival sur CANAL RÉEL avec, au programme, tous les jours, en direct et en simultané, des films, des débats et des rencontres.

Confortablement installé sur votre canapé, vivez « Le Cinéma du réel à la BULAC » comme si vous y étiez : entrez dans l’auditorium virtuel du Pôle des langues et civilisations, un lieu où visionner des films et rencontrer des réalisateurs du monde entier, qui dialoguent avec des enseignants-chercheurs et des étudiants par-delà les confinements.

Sélection BULAC 2021 « PAYSAGES : entre effacement et réinvention »

« PAYSAGES : entre effacement et réinvention » est le fil rouge de la sélection 2021 de la BULAC, qui guidera vos pas de la Serbie au Japon, en passant par la Géorgie, la Palestine, l'Éthiopie et l'Indonésie.

Du 12 au 21 mars, les films seront diffusés en direct sur la plate-forme CANAL RÉEL. À l'issue de leur visionnage, retrouvez les interviews réalisés par la BULAC au sein de la playlist « La BULAC fait son Cinéma du réel ! » 2021.

Pejzaži otpora / Landscapes of Resistance

De Marta Popivoda

Serbie, Allemagne, France - 2021 - 95'

Sélection internationale, longs métrages

Vendredi 12 mars à 21h sur Réel #1

Samedi 13 mars à 13h sur REDIF COMPÉTITION

Synopsis

Paysages résistants plonge dans les souvenirs d’une combattante antifasciste, Sonja (97 ans), une des premières femmes Partisane de Yougoslavie, qui fut également une des chefs de file du mouvement de Résistance au camp d’Auschwitz-Birkenau. Son histoire voyage à travers le temps et s’incarne dans une nouvelle génération antifasciste, entretenant l’idée qu’il est toujours possible de penser et de pratiquer la résistance.

Marta Popivoda née en 1982 en Serbie, est une réalisatrice, artiste vidéo et chercheuse qui vit à Berlin. Son travail s’intéresse aux tensions entre souvenir et histoire, entre corps collectifs et corps individuels, ainsi qu’entre l’idéologie et la vie quotidienne, en se focalisant notamment sur les potentialités antifascistes et féministes du projet socialiste yougoslave. Privilégiant la pratique collective dans le cinéma et la recherche, elle est membre du collectif TkH (« Théorie en marche ») depuis plusieurs années. Le premier documentaire de Popivoda, intitulé Yougoslavie, Comment l’idéologie a mû notre corps collectif, a été présenté à la 63e Berlinale et a été par la suite projeté à de nombreux festivals du film dans le monde.

La projection en ligne sera suivie d'un débat avec la réalisatrice Marta Popivoda, Xavier Bougarel, historien, chargé de recherche au CNRS spécialiste en histoire sociale de la Seconde Guerre mondiale en Europe du Sud-Est, Valentin Juhel et Dana Nelep, étudiants en master Cinéma et audiovisuel à l'université Sorbonne Nouvelle.

Taming the Garden

De Salomé Jashi

Géorgie, Allemagne - 2021 - 87'

Sélection internationale, longs métrages

Samedi 20 mars à 18h30 sur Réel #1

Dimanche 21 mars à 16h30 sur REDIF COMPÉTITION

Synopsis

Un homme puissant – et anonyme – cultive un étrange passe-temps. Il achète des arbres centenaires, dont certains ont la hauteur d’un immeuble de 15 étages, à des communautés vivant sur la côte géorgienne, puis les déracine pour en faire une collection dans son jardin privé. Pour transplanter des arbres d’une telle dimension, le paysage qui les entoure est bouleversé ; les personnes qui vivent autour sont forcées de s’adapter à ces perturbations.

Salomé Jashi est née à Tbilissi en 1981. Elle a commencé par étudier le journalisme et a travaillé comme correspondante pendant plusieurs années. En 2005, elle a reçu une bourse du British Council pour étudier le cinéma documentaire à Royal Holloway (université de Londres). Son œuvre The Dazzling Light of Sunset (2016), lauréate du Sesterce d’argent Regard Neuf pour le meilleur premier film, a également été primée au ZagrebDox, au Jihlava IDFF, au Valdivia IDFF, ainsi qu’à plusieurs autres festivals. Son film précédent, Bakhmaro (2011) a reçu la mention honorable à la compétition International Young Talent du festival DOK Leipzig. Salomé a fondé deux maisons de production : Sakdoc Film et Microcosmos, qui produisent toutes deux des documentaires et de la fiction.

 

La projection en ligne sera suivie d'un débat avec la réalisatrice Salomé Jashi, Maroussia Ferry, docteure de l'EHESS en anthropologie, spécialiste des migrations géorgiennes, Valentin Juhel et Dana Nelep, étudiants en master Cinéma et audiovisuel à l'université Sorbonne Nouvelle.

Foedora

De Judith Abensour

France - 2021 - 81'

Sélection française, longs métrages

Mercredi 17 mars à 21h sur Réel #1

Jeudi 18 mars à 13h sur REDIF COMPÉTITION

Synopsis

En mai 2016, à Ramallah, a ouvert le Musée de la culture et de l’histoire de la Palestine. Inauguré vide, il le restera pendant plusieurs mois jusqu’à ce que se prépare la première exposition, dédiée à Jérusalem. Le film se déroule pendant cette période de transition, durant le chantier d’une ville rêvée, contrepoint d’une réalité politique qui rend de plus en plus hypothétique la perspective d’un futur État palestinien.

Judith Abensour est réalisatrice et auteure. Elle a réalisé Parades (co-réalisation avec Thomas Bauer – Dazzle productions, 2013) ; Dedans / dehors (Bandoneon production, 2008) ; Au pays des voyelles (GREC, 2002). Elle a écrit Vie et mort des aoûtiens, suivi de Hantise du scénario, Post-éditions, 2015 et Réactivations du geste, (ouvrage collectif), Le Gac Press, 2010. Elle a dirigé avec Thomas Bauer la collection de livres « Faux raccord » aux éditions Le Gac Press et Post-éditions. Elle enseigne le cinéma et la théorie des arts à l’École nationale supérieure des Arts décoratifs de Paris.

La projection en ligne sera suivie d'un débat avec la réalisatrice Judith Abensour, Martin Goutte, maître de conférences en études cinématographiques à l'université Sorbonne Nouvelle, Marion Slitine, chercheuse postdoctorale en anthropologie EHESS/Mucem, spécialiste des interactions entre art et politique dans le monde arabe contemporain, et Claire Vernhet, étudiante en master Cinéma et audiovisuel à l'université Sorbonne Nouvelle.

Incandescence des hyènes

De Nicolas Matos Ichaso

France - 2021 - 53'

Sélection française, courts métrages

Samedi 20 mars à 15h30 sur Réel #1

Dimanche 21 mars à 20h sur REDIF COMPÉTITION

Synopsis

En Éthiopie, les forgerons de Harar ont la réputation de se transformer en hyènes, pour rôder dans la vieille ville. Une plongée dans le travail des ferronniers éthiopiens, déclassés socialement, avec en toile de fond la beauté nocturne de Harar et sa passion pour le khât. La nuit, derrière la modification des corps au travail et la possible métamorphose des forgerons en hyènes, naît un basculement du réel.

Nicolas Matos Ichaso est né en 1982. Il vit et travaille à Saint-Étienne. Après de nombreux voyages en Asie du Sud-Est et en Afrique, il s’oriente vers l’anthropologie visuelle en axant son travail notamment sur les forgerons en Éthiopie. En parallèle, il se forme aux métiers de la ferronnerie. Il intègre en 2016 l’École du Documentaire Ardèche Image à Lussas. Incandescence des hyènes est son premier film documentaire.

 

La projection en ligne sera suivie d'un débat avec le réalisateur Nicolas Matos Ichaso, Maxime Ruscio, chargé de l'audiovisuel et du multimédia à la BULAC, Alice Monin et Camille Salimon, étudiantes en master Cinéma et audiovisuel à l'université Sorbonne Nouvelle.

Tellurian Drama

De Riar Rizaldi

Indonésie - 2020 - 26'

Sélection internationale, courts métrages

Samedi 20 mars à 15h30 sur Réel #1

Dimanche 21 mars à 20h sur REDIF COMPÉTITION

Synopsis

5 mai 1923. Le gouvernement des Indes orientales néerlandaises célèbre la création d’une nouvelle station de radio dans le Java occidental, appelée Radio Malabar. En mars 2020, une collectivité locale indonésienne projette de rouvrir la station en tant que site historique et attraction touristique. Le film imagine ce qui a pu se passer entre-temps : le rôle crucial de la montagne dans l’histoire du pays, l’utilisation des ruines coloniales dans des techniques de géo-ingénierie, ainsi que la puissance invisible des racines indigènes.

Riar Rizaldi est un artiste plasticien et cinéaste né en Indonésie et vivant actuellement à Hong Kong. Il s’intéresse principalement à la relation entre capital et technologie, à l’extractivisme et à la fiction théorique. Ses œuvres ont été projetées dans divers pays, notamment au Festival du Film de Locarno, au BFI Southbank de Londres, au Festival international du film de Rotterdam, au Times Museum de Canton, à l’Asian Film Archive de Singapour, au NTT InterCommunication Center de Tokyo et à la National Gallery d’Indonésie.

La projection en ligne sera suivie d'un débat avec le réalisateur Riar Rizaldi, Christine Cabasset, géographe, chercheuse pour l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (IRASEC) et chercheuse associée au Centre Asie du Sud-Est (CNRS-EHESS-Inalco), et Alice Monin, étudiante en master Cinéma et audiovisuel à l'université Sorbonne Nouvelle.

Faraway My Shadow Wandered

De Liao Jiekai et Sudhee Liao

Singapour, Japon - 2020 - 70'

Sélection internationale, longs métrages

Dimanche 14 mars à 19h sur Réel #1

Lundi 15 mars à 20h sur REDIF COMPÉTITION

Synopsis

Enfant, Junya avait promis à son grand-père maternel de reprendre le sanctuaire shinto familial. Finalement, cela n’a pas été possible en raison d’un nom de famille différent, et parce qu’il s’était brouillé avec les membres de sa famille. Pour fuir ces tensions, Junya est parti à l’étranger réaliser d’autres rêves et a pris ses distances avec sa ville natale. Un jour qu’il travaille dans un izakaya, il rencontre une étrangère à la recherche d’une nouvelle chorégraphie. Ensemble, ils retournent dans la ville natale de Junya pour faire le deuil d’une promesse qu’il ne pouvait tenir.

Liao Jiekai est un cinéaste vivant à Singapour et au Japon ; c’est l’un des membres fondateurs du collectif cinématographique 13 Little Pictures. Son premier film, Red Dragonflies (2010), a remporté le prix spécial du jury au festival international du film de Jeonju. Son deuxième, As You Were (2014), a été présenté aux festivals de cinéma de Tokyo, Turin et Nantes. Il a obtenu un master en réalisation cinématographique de l’université des arts de Tokyo en 2020, où il a suivi les cours de Kiyoshi Kurosawa et Suwa Nobuhiro.

Sudhee Liao est une chorégraphe singapourienne qui a obtenu une licence en beaux-arts de l’Académie des arts du spectacle de Hong Kong, avec la danse contemporaine en spécialité. Son travail le plus récent comprend Going live : Dancing with an enigmatic perception, présenté au Shanghai Power Station of Arts en 2018 et au Tai Kwun Contemporary en 2019 ; Handbook of Daily Movement, sur une commande de The Arts House à Singapour ; et Hermetic Diode et Haptic Compression, respectivement en 2017 et 2018, en collaboration avec l’artiste visuel Andrew Luk et sur une commande du Hong Kong Art Festival.

La projection en ligne sera suivie d'un débat avec les réalisateurs Liao Jiekai et Sudhee Liao, Jean-Michel Butel, ethnologue, maître de conférences à l'Inalco, spécialiste des évolutions sociales et des structures familiales dans le Japon contemporain, et Célia Cheurfa, étudiante en master de sociologie à l'EHESS.

Un monde flottant

De Jean-Claude Rousseau

France - 2021 - 56'

Sélection française, longs métrages

Jeudi 18 mars à 18h sur Réel #1

Vendredi 19 mars à 13h sur REDIF COMPÉTITION

Synopsis

Entre pluie et éclaircies, sur les pas d'Ozu dans le Japon d'aujourd'hui, des figures croisées, des rencontres sans paroles... Aussi quelques secousses, un tremblement du sol qui n'interrompt pas le cours du film. Et juste pour faire histoire : l'oubli d'un parapluie dans une chambre d'hôtel.

Jean-Claude Rousseau né à Paris, vit à New York dans les années 1970. Il y découvre le cinéma d’avant garde en même temps que les films d’Ozu. En 1980 il termine l’écriture d’un scénario, Le Concert champêtre, et réalise ses premiers films. Après Les Antiquités de Rome, La Vallée close est son deuxième long métrage. Sélectionné par le festival de Locarno, il obtient le grand prix du documentaire à Belfort en 1999. En 2001 un hommage lui est rendu à la Mostra de Venise, suivi d’une rétrospective au festival de Jeon Ju. De son appartement reçoit le Grand Prix de la compétition internationale au FidMarseille en 2007. La même année, la Villa Médicis l’accueille à Rome pour un programme complet de ses films.

 

La projection en ligne sera suivie d'un débat avec le réalisateur Jean-Claude RousseauMary Picone, anthropologue, maître de conférences retraitée de l'EHESS, spécialiste en anthropologie visuelle du Japon, et Célia Cheurfa, étudiante en master de sociologie à l'EHESS.

 

Le palmarès de la 43e édition : deux films de la sélection BULAC primés

  • Landscapes of Resistance, de Marta Popivoda, a reçu le Prix des bibliothèques.
  • Taming the Garden, de Salomé Jashi, s'est vu décerner la Mention spéciale du Jury des jeunes.

Revoir les débats avec les réalisateurs

Discussion autour du film Landscapes of Resistance, de Marta Popivoda

Discussion autour du film Faraway My Shadow Wandered, de Liao Jiekai et Sudhee Liao

Discussion autour du film Foedora, de Judith Abensour

Discussion autour du film Un monde flottant, de Jean-Claude Rousseau

Discussion autour du film Tellurian Drama, de Riar Rizaldi

Discussion autour du film Incandescence des hyènes, de Nicolas Matos Ichaso

Depuis 2017, la BULAC est partenaire du Cinéma du réel, rendez-vous incontournable du film documentaire international.

La dimension internationale de la programmation résonne particulièrement à la BULAC, qui fait le choix de mettre à l’honneur des films ancrés dans les aires géolinguistiques que recouvrent ses collections.

À propos du partenariat avec la BULAC..., par Catherine Bizern, déléguée générale du Festival Cinéma du réel.

43e Cinéma du réel, Festival international du film documentaire. Du 12 au 21 mars 2021.

Depuis sa création il y a 43 ans, Cinéma du réel s'est imposé comme le festival de référence du cinéma documentaire en France. Attentif à la diversité des écritures, des formes et des idées, il rassemble un public large, fidèle, attentif et curieux.

Cinéma du réel se mobilise pour porter la diversité des écritures, des formes et des idées et s’en faire l’écho. En mars 2021, quelle que soit la situation sanitaire, Cinéma du réel proposera d’arpenter les champs du cinéma documentaire afin que chacun continue de cultiver son regard sur le monde et sur ce que nous sommes.

Cette 43e édition est construite autour d'un volet compétitif - avec une sélection internationale et une sélection française - et d'un événement Pierre Creton. La rétrospective « Front(s) populaire(s) », intitulée « À quoi servent le citoyens ? », s’attarde sur notre rôle de citoyen, celui que nous voulons bien endosser et celui dont nous pourrions nous emparer. Il interroge les modes d’actions directes pour infléchir les décisions de ceux qui nous gouvernent, pour braver le fatalisme et fêter les victoires possibles.

 

Retour sur l'édition 2020 Cinéma du réel à la BULAC

Retour sur l'édition 2019 Cinéma du réel à la BULAC

Retour sur l'édition 2018 Cinéma du réel à la BULAC

Retour sur l'édition 2017 Cinéma du réel à la BULAC

 

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Le Carreau de la BULAC, carnet de recherches sur hypotheses.org

La Croisée de la BULAC, carnet de veille sur hypotheses.org

Pour citer cette page : 🔗 www.bulac.fr/?id=4165