Rencontre avec Sindiwe Magona, écrivaine et traductrice sud-africaine

[La BULAC accueille]

Le mercredi 23 juin 2021, 18h30-20h

Auditorium du Pôle des langues et civilisations (sur inscription)

Et simultanément en ligne

La BULAC accueille Sindiwe Magona, auteur de Mère à Mère (Mémoire d'encrier, 2020), grand roman de l’apartheid où violence et quête d’humanité demeurent l’héritage de l’histoire.

Sindiwe Magona signe un récit bouleversant sous forme de lettre. L’Afrique du Sud y est racontée tout en nuances, complexités et passions. Mère à Mère est un livre fondamental qui évoque un temps fort de l’histoire contemporaine. L’auteure dit sa condition de femme noire, l’Afrique du Sud et les barrières qui ont miné le vivre-ensemble.

 

Écrit à partir d'un fait vécu, l'assassinat de l'étudiante américaine Amy Biehl en 1993 dans un township proche du Cap, ce roman est une lettre d'une mère noire à une mère blanche. La première, mère de l'assassin, explique, à la mère dont la fille a été assassinée, les racines de cette violence qui se perpétue. Ce livre, salué entre autres par l'auteur André Brink, l'archevêque Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, offre un éclairage précieux sur la commission de la Vérité et de la Réconciliation en Afrique du Sud. Roman d'une grande finesse, témoignage de premier plan sur la condition noire, Mère à Mère est un incontournable de la littérature africaine.

L'édition originale en anglais Mother to Mother (1998) est un bestseller international.

Ce qu'en dit Christiane Taubira :

« Sindiwe Magona pourrait devenir le nom générique d’une certaine littérature : celle si belle et si puissante qu’elle fait jaillir un éclat minuscule puis une lueur vacillante puis une flamme verticale et têtue qui éclaire le monde. Ici, les contours précis et l’étoffe d’horreur de l’apartheid dans sa froideur institutionnelle et sa violence méticuleuse sur le quotidien de ces femmes, ces hommes, ces enfants, ces adolescents dont la pleine vie est niée au présent, au passé, au futur. Et cette adresse subtile, vigoureuse, humble et tendre d’une mère à une autre mère, d’un cœur blessé à un cœur brisé, aurait pu être périlleuse. Sindiwe Magona la rend sublime. Sarah Davies Cordova nous offre une traversée de la langue sensible et fidèle. »

 

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre du partenariat de la BULAC avec le festival Vo-Vf de traduction littéraire. Sindiwe Magona est à l'affiche de la prochaine programmation de Vo-Vf en octobre 2021. Elle sera également accueillie à la librairie Liragif le 22 juin 2021.

La rencontre est organisée avec les éditions Mémoire d'encrier.

 

Les intervenants

L'auteur

Née en 1943 à Umtata, Sindiwe Magona est la première écrivaine sud-africaine noire. Autobiographe, poète, dramaturge, romancière, elle écrit en anglais et en xhosa, l’une des 11 langues officielles du pays. Après sa maîtrise en travail social à Columbia (New York), elle travaille à l’ONU et s’engage dans la lutte contre l’apartheid. Féministe, elle résiste à la domination raciale et sexiste. Mother to Mother, publié en 1998 et traduit pour la première fois en français par les éditions Mémoire d’encrier (2019), a connu dès sa parution un immense succès.

La traductrice

Sarah Davies Cordova est professeure de littératures et cultures francophones à l’Université du Wisconsin à Milwaukee et chercheuse associée à l’Université de Johannesburg. Ses recherches interdisciplinaires portent sur la danse et ses représentations ainsi que sur les littératures et voix d’autrices des mondes caribéen et subsaharien du XIXe au XXIe siècles.  Elle est la traductrice de Mère à Mère (Mother to mother) sorti en France en août 2020 aux éditions Mémoire d’encrier.

L'animateur de la rencontre

Georges Lory a été conseiller culturel en Afrique du Sud de 1990 à 1994, il participe à la transition démocratique du pays. Entre 1998 et 2008, directeur des Affaires internationales de Radio France internationale (RFI), il fait passer de 76 à 169 le nombre de ses relais FM dans le monde. De 2009 à 2013 il a dirigé la délégation générale de l’Alliance française en Afrique australe. Il pilote depuis lors la série « Lettres sud-africaines » chez Actes Sud.

Il a publié trois recueils de poèmes (dont un en afrikaans) et quatre ouvrages sur l'Afrique du Sud. Le recueil intitulé 136 comporte un de ses poèmes, traduit en 136 langues.

De l’afrikaans, il a traduit des poètes tels Breyten Breytenbach, Antjie Krog, Ingrid Jonker, Wilma Stockenström, Adam Small et Charl-Pierre Naudé, des romans (Deon Meyer, Dominique Botha) et des textes d’André Brink et de Barto Smit. De l’anglais, ce sont deux romans et trente nouvelles de Nadine Gordimer, Prix Nobel de littérature 1991, trois romans de John Coetzee, prix Nobel 2003, un roman de Kopano Matlwa, un roman de Njabulo Ndebele, un roman d’Ivan Vladislavic, le récit d’Antjie Krog sur la Commission Vérité et Réconciliation, des poèmes de Lebo Mashile, Vonani Bila, Karen Press, une nouvelle d’Es’kia Mphahlele et de John Matshikiza. Du néerlandais, un roman d’Adriaan van Dis.

Les traductions de Georges Lory dans le catalogue de la BULAC

 

 

 

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Pour citer cette page : 🔗 www.bulac.fr/?id=4357