Domaine russe

Le domaine russe de la bibliothèque offre aux slavisants un ensemble documentaire de référence. Le russe compte plus de 250 millions de locuteurs dans le monde.

Великокняжеская и царская охота на Руси‎$eсъ X по XVI вѣкъ‎, Николая Кутепова, С.-Петербургъ 1896 (détail), collections de la BULAC.

Composé de 130 000 ouvrages et de 150 revues, ce fonds est constitué de la réunion de collections complémentaires issues de la Bibliothèque interuniversitaire des langues orientales (BIULO), de la Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne, de la bibliothèque du Centre d’études slaves (CES), de la Bibliothèque juridique d'Europe centrale et orientale (BJECO) et du Centre d’études des mondes russe, caucasien et centre-européen (CERCEC) de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Dès sa création, la bibliothèque de l’École des langues orientales se dote notamment de la très riche production sur l’orientalisme des Instituts Lazarev de Kazan et de Saint-Pétersbourg. Mais c’est grâce à Paul Boyer (1864 – 1949) que se constitue réellement le fonds russe, avec notamment le don I. et G. Stchoukine de 4 700 ouvrages.

La Bibliothèque interuniversitaire de la Sorbonne a donné à la BULAC 40 000 documents récents, essentiellement en langue russe. La bibliothèque du CES a déposé 21 500 ouvrages représentant un apport considérable pour la BULAC. 1 500 ouvrages sont issus du dépôt des fonds juridiques de la BJECO. Environ 1 000 volumes de revues proviennent du CERCEC.

Les disciplines les mieux représentées sont l’histoire, la littérature, les sciences sociales et la linguistique (dont 1 000 ouvrages issus du don J. Triomphe).

L’enseignement du russe commence en 1874 à l’École des langues orientales, avec les cours de Louis Léger.

La bibliothèque, créée pour les besoins de l’enseignement, comptait alors « 200 ouvrages ou brochures en russe » traitant essentiellement d’orientalisme.

À cette époque, la mise en place d’un réseau de correspondants en Russie permet de se procurer les documents qui constitueront le fonds russe.

Paul Boyer (1864-1949), professeur de russe de 1891 à 1936, nommé administrateur de la bibliothèque en 1908, est à l’origine de nombreux dons. Le plus remarquable est celui d’Ivan et Grégoire Stchoukine, qui donneront plus de 4 700 volumes constitués d’ouvrages des XVIIIe et XIXe siècles publiés en Russie, conservés dans la Réserve de la BULAC avec les ouvrages rares et précieux.

En 1952, la bibliothèque hérite de la bibliothèque personnelle de Paul Boyer, en l’honneur duquel est crée la cote [PB] afin de regrouper les ouvrages en langue russe, issus de sa bibliothèque personnelle, dispersés dans le fonds général de la bibliothèque.

Essentiellement alimenté par des dons jusque dans les années 1950, l’accroissement du fonds par achat reprend entre 1966 et 1985. La bibliothèque se fournit alors auprès de la librairie parisienne la Maison du livre étranger et par le biais des échanges internationaux entre bibliothèques.

Depuis la chute du Mur de Berlin en 1989, on observe en Russie un véritable boom éditorial consécutif à l’abolition de la censure.

La Russie est passée d’un système d’édition d’État centralisé et contrôlé à un marché plus libre et diversifié.

En 1992, sont promulguées deux lois (la loi sur les imprimés qui supprime la tutelle étatique et la loi sur la possibilité donnée aux particuliers d’accéder au métier d’éditeur) qui vont libéraliser le marché du livre en Russie.

Depuis les années 2000, le marché du livre russe a montré une croissance régulière des publications (avec malgré tout beaucoup de best-sellers traduits de l’anglais), plaçant le pays au 3e rang mondial, après la Chine et les États-Unis. Depuis 2005, on constate une stabilisation du marché en Russie.

Cependant, malgré cet essor la principale difficulté reste celle des réseaux de distribution, pas assez nombreux ainsi que les tirages des publications scientifiques relativement réduites.

Dans ce fonds, témoin de la passion de ceux qui l’ont constitué, les disciplines les mieux représentées sont : l’histoire, la littérature, les sciences sociales avec un accent particulier sur les gender studies, la pédagogie et la linguistique. Ce domaine s’est enrichi de plus de 1 000 volumes en 2008, grâce au don Jean Triomphe, éminent linguiste, auteur de nombreux dictionnaires et ouvrages pédagogiques. Le domaine russe est également constitué d’une importante collection de publications de l’émigration russe éditées entre 1920 et 1940.

Les axes de la recherche sur le monde russe portent essentiellement sur les problématiques telles que l’ Histoire contemporaine et ses nouvelles interprétations (le Stalinisme, la chute de l’URSS 20 ans après, l’ouverture des archives du KGB), la sociologie des religions, les relations interethniques, le nationalisme et le patriotisme, le patrimoine architectural et artistique russe, l’Influence de l’héritage philosophique européen en Russie, la réorganisation de la vie littéraire après l’effondrement de l’URSS.

La géopolitique et les questions régionales (Caucase, Sibérie, Oural), les questions relatives aux relations de la Russie avec ses voisins, sont également des thématiques très présentes dans le monde de la recherche. Ces thématiques font l’objet de colloques nationaux et internationaux ou de séminaires donnant lieu à des publications de grande qualité que la bibliothèque acquiert afin de satisfaire aux besoins des chercheurs et doctorants intéressés par le domaine.

Présentation de L'Occident vu de Russie, anthologie de la pensée russe de Karamzine à Poutine, par Michel Niqueux : à lire ICI.

 

Plusieurs revues russes de référence désormais accessibles en ligne à la BULAC :

Pravda, Voprosy Literaturii, Voprosy Istorii, etc. En savoir plus

Les acquisitions en 2013 en langue et linguistique

Pour accéder à cette sélection en langues occidentales, rendez-vous sur le Carreau de la BULAC.

Les acquisitions en 2013 en littérature russe

Pour accéder à cette sélection en langues occidentales, rendez-vous sur le Carreau de la BULAC.

Les acquisitions en 2013 en histoire et géographie

Pour accéder à cette sélection en langues occidentales, rendez-vous sur le Carreau de la BULAC.

 

Domaine russe (suite)

Les collections en magasins : 120 000 volumes communicables, dont les revues de plus de 10 ans.

Dans les collections de la Réserve sont réunis les ouvrages rares et précieux, consultables sous certaines conditions. Par exemple : Paterik, ili Otečnik Pečerskij soderžaŝ žitìâ svâtyh, prepodobnyh i bogonosnyh otec naših prosìâvših v peŝerah. Kìev : V Velikoj čudotvornoj Lavrě Kievo-Pečerskoj stavropogìi, 1678.

Des revues en ligne. Par exemple : Slovo ; Les Cahiers du monde russe.

Chargée de collections pour le domaine russe : aglae.achechova [à] bulac.fr

Établissements fondateurs de la BULAC ayant contribué à la constitution du domaine russe : Sorbonne Nouvelle, INALCO, Panthéon-Sorbonne, Paris-Sorbonne, EHESS.

Russkìâ narodnyâ kartinki‎. Vol.1-2‎= Images populaires russes / Sobralʺ i opisalʺ D.A. Rovinskìj = Dmitri Aleksandrovich Rovinski‎. S.-Peterburg : Izdanìe R. Golike‎, 1900). Collections de la BULAC.

 

 


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Le Carreau de la BULAC, carnet de recherches sur hypotheses.org

La Croisée de la BULAC, carnet de veille sur hypotheses.org

Pour citer cette page : 🔗 www.bulac.fr/?id=999