Écritures japonaises : concevoir des caractères typographiques

Histoire, origines et développements

Exposition, du 25 octobre au 24 décembre 2021

Journées d'études, les 27 et 28 octobre 2021

Galerie, auditorium et salle de lecture de la BULAC (rez-de-chaussée et rez-de-jardin)

Pour célébrer leur 10e anniversaire au sein du Pôle des langues et civilisations, la BULAC et l'Inalco ouvriront les festivités par une exposition et une journée d'études, à la thématique inédite en France, explorant l'écriture japonaise.

Commissariat de l'exposition : André Baldinger

Commissariat scientifique de la journée d'études : André Baldinger et Émilie Rigaud

L'exposition

Du 25 octobre au 24 décembre 2021
Entrée libre

Vernissage le mercredi 27 octobre

Galerie du Pôle des langues et civilisations et salle de lecture de la BULAC (rez-de-chaussée et rez-de-jardin)

« De toutes les écritures, le japonais est l’une des plus complexes et, au premier abord, l’une des plus énigmatiques »
André Baldinger, artiste-typographe

La langue et l’écriture font partie des éléments les plus distinctifs de chaque culture. Leurs transformations, développements et adaptations racontent nos origines et notre héritage historique.

Chaque alphabet possède son système et son répertoire formel propres. Le japonais n’intègre pas moins de quatre scripts distinctifs : les kanji, hiragana, katakana et le latin. Il s’écrit verticalement, de droite à gauche, ou horizontalement, de gauche à droite.

Avec les kanji qui viennent de Chine, le japonais intègre dans son système des signes de la plus ancienne écriture, vieille de 4 000 ans, toujours utilisée et en extension permanente. Chaque année de nouveaux kanji sont créés.

Les katakana sont utilisés pour des mots, noms et expressions qui sont extérieurs à la culture japonaise. Progressivement, le latin vient aussi s’ajouter pour les mots étrangers au japonais. Quant aux hiragana, ils sont notamment utilisés pour les verbes, les adjectifs, et les noms propres.

Le tout compose un système d’écriture exceptionnellement tolérant et l’un des plus énigmatiques.

Via le projet BLine japonais-latin d’André Baldinger, l’exposition pénètre l’univers de ces deux écritures, leurs répertoires formels et leurs histoires respectives. Elle témoigne d’un processus de travail et du défi de concevoir un set de caractères japonais-latin pour une composition à l’horizontale et bilingue. Ce projet artistique a bénéficié du soutien du CNAP et d'une résidence de recherche à la Villa Kujoyama à Kyoto (JP).

Parallèlement au monde des caractères et des signes, est proposée au regard du visiteur une riche sélection d’affiches japonaises de 1960 à nos jours – période à la créativité foisonnante, comme pour l’invention de caractères.

Les deux journées d'études

Le mercredi 27 et le jeudi 28 octobre 2021

Auditorium du Pôle des langues et civilisations

Programme et inscriptions à venir

« En proposant un dialogue entre historiens et designers, cette journée d’étude se penche sur les caractères typographiques japonais et le contexte de leur création »
Émilie Rigaud, graphiste, dessinatrice de caractères et historienne de la typographie japonaise

La typographie à l’aide de caractères mobiles s’implante au Japon à la fin du XIXe siècle, soutenue par le développement à une vitesse prodigieuse des grands journaux quotidiens. Elle prend la place de la xylographie, procédé d’impression où le texte et les images étaient gravés sur une même planche de bois ensuite encrée et mise sous presse. Puis c’est la photocomposition qui arrive, remplaçant les pièces de métal par des plaques de verre, et l’encre épaisse par des flashs de lumière.

Ces changements techniques successifs conjugués à l’évolution des usages de lecture ont eu des répercussions sur les formes des signes japonais.

Quels furent les développements majeurs de la technique typographique au Japon ? Quels liens entretient la typographie avec la calligraphie d’une part et l’image d’autre part ? Comment des designers japonais créent-ils aujourd’hui des caractères et comment des designers étrangers ont-ils pu s’approprier le sujet ?

Les intervenants français, japonais et suisses de cette journée apporteront des éléments de réponse à ces questions encore peu abordées en France.

 

 

L’événement phare du 10e anniversaire du Pôle des langues et civilisations !

Communiqué de presse de l'exposition et des deux journées d'études

Cliquer sur l'image

 

André Baldinger et Émilie Rigaud sont lauréats de la Villa Kujoyama

André Baldinger

André Baldinger étudie la typographie à Zurich et le dessin de caractère à l’ANRT à Paris. En 1995, il fonde son propre atelier. En 2008, il crée avec Toan Vu-Huu l’atelier de conception graphique et typographique Baldinger•Vu-Huu. Il enseigne la typographie et la création de caractères à l’EnsAD/Paris et à la ZhdK à Zurich. Cofondateur du laboratoire de recherche l’EnsadLab Type à l’EnsAD/Paris.

Il est lauréat du prix fédéral de design Suisse, Tokyo TDC Award, les plus beaux livres suisses... Ces travaux se trouvent dans la collection de la BnF, du Museum für Gestaltung Zurich et du Museum of Modern Art, Toyama.

En 2018, Le Portique (Centre régional d’art contemporain du Havre) expose le duo Baldinger•Vu-Huu.

Le projet d'André Baldinger à la Villa Kujoyama a consisté à établir et à vérifier les principes de base pour la création d’un nouveau caractère japonais-latin nourri par la recherche, l’étude des sources historiques et les échanges avec des spécialistes de la typographie japonaise.

[Source : site de la Villa Kujoyama]

En savoir plus :

www.baldingervuhuu.com

 

Émilie Rigaud

Émilie Rigaud mène ses activités autour de la typographie selon trois pôles : design, enseignement et recherche.

Après un master en design graphique à l’ENSAD de Paris, Émilie Rigaud se spécialise en design typographique à l’Université de Reading. La famille de caractères qu’elle y dessine, Coline, reçoit en 2011 le prix du Tôkyô Type Directors’ club et entre dans les collections du CNAP (Centre national d’art plastiques). Elle crée en 2010 la fonderie A is for fonts afin de distribuer ses caractères typographiques et ceux d’autres designers.

Par la suite, elle ajoute à sa formation une spécialisation en culture et langue japonaises lors d’un master à l’Inalco et mène actuellement, à l’IFRAE (Institut Français de Recherche sur l’Asie de l’Est), une thèse sur l’histoire de la typographie japonaise sous la direction d’Emmanuel Lozerand.

Émilie Rigaud est également lauréate 2020 de la Villa Kujoyama pour son projet autour de la cursivité des caractères japonais.

Elle enseigne à l’ANRT (Atelier National de Recherche Typographique) depuis 2013.

En savoir plus :

www.aisforfonts.com

      

 

Contacts
communication-partenariats et relations presses :

- Clotilde Monteiro (BULAC)
communication[at]bulac.fr
06 81 18 80 25
- Éléonore Herreras (Inalco)
eleonore.herreras[at]inalco.fr
01 31 70 10 32

Événementiel :

- Mathilda Lacroix (Inalco)
mathilda.lacroix[at]inalco.fr
01 31 70 12 28
Action culturelle :
- Juliette Pinçon (BULAC)
action-culturelle[at]bulac.fr
01 81 69 18 31

      

 

Rejoignez-nous

Facebook  
 
Twitter  
 
Instagram  

Le Carreau de la BULAC, carnet de recherches sur hypotheses.org

La Croisée de la BULAC, carnet de veille sur hypotheses.org

Pour citer cette page : 🔗 www.bulac.fr/?id=4386