Estonie tonique. L’imaginaire estonien, l’imaginaire français

Organisateur(s) :BULAC

Une discussion croisée organisée, le 29 novembre 2011, dans le cadre de la Saison culturelle « Estonie tonique » et en ouverture de la période inaugurale de la BULAC.

Rencontre L'imaginaire estonien, l'imaginaire français, le 29 novembre 2011

Rencontre L'imaginaire estonien, l'imaginaire français, le 29 novembre 2011 (Grégoire Maisonneuve / BULAC).

Quand : 29 novembre 2011 – 18h00 Où : Auditorium du Pôle des langues et civilisations
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À quelques jours de son ouverture, la BULAC accueille les écrivains Indrek Hargla, Mehis Heinsaar et Georges-Olivier Châteaureynaud.

Cette rencontre sera l’occasion d’une discussion croisée entre Indrek Hargla, Mehis Heinsaar1 , deux auteurs issus de la scène littéraire estonienne actuelle, et Georges-Olivier Châteaureynaud, l’un des artisans du renouveau de la nouvelle en France. Ces trois écrivains ont touché de près ou de loin aux genres de l’imaginaire, celui-ci regroupant des genres populaires bien délimités comme le fantastique ou la science-fiction, ainsi que celui aux contours plus flous du « réalisme magique ». La comparaison de la perception des genres de l’imaginaire en France et en Estonie sera une des thématiques abordée au cours de la discussion.

  • 1 Une nouvelle de chacun de ces deux auteurs est parue dans l’anthologie de littérature estonienne Labyrinthes du Réel, chez Actes Sud-Babel, coéditée avec la Maison des Cultures du Monde. Textes réunis et présentés par Antoine Chalvin.
Rencontre L'imaginaire estonien, l'imaginaire français, le 29 novembre 2011
Rencontre L'imaginaire estonien, l'imaginaire français, le 29 novembre 2011
Rencontre L'imaginaire estonien, l'imaginaire français, le 29 novembre 2011
Rencontre L'imaginaire estonien, l'imaginaire français, le 29 novembre 2011
Rencontre L'imaginaire estonien, l'imaginaire français, le 29 novembre 2011
Rencontre L'imaginaire estonien, l'imaginaire français, le 29 novembre 2011
Rencontre L'imaginaire estonien, l'imaginaire français, le 29 novembre 2011
Labyrinthes du Réel
Internationale de l'imaginaire n°26. Labyrinthes du réel : écrivains estoniens contemporains.

Internationale de l'imaginaire n°26. Labyrinthes du réel : écrivains estoniens contemporains.

L’Estonie, petit pays baltique de moins d’un million et demi d’habitants, est riche d’une littérature étonnamment variée et originale, que cette anthologie propose de découvrir à travers deux grands axes : exploration de la mémoire, tant individuelle que collective, et invention d’univers imaginaires qui infiltrent ou travestissent le réel, sur le mode mystique, inquiétant, humoristique ou surréaliste.

Le recueil Labyrinthe du Réel est disponible à la BULAC.

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Rencontre animée par Martin Carayol - Lectures par Antoine Chalvin. En partenariat avec l'Ambassade d’Estonie et l'Institut français.

Estonie tonique
Logo de la programmation Estonie tonique

Le 7 octobre 2011, au ministère de la Culture et de la Communication, Frédéric Mitterrand a procédé au lancement de la saison « Estonie tonique » qui durant deux mois, à Paris et dans toutes l’Ile-de-France, est l’occasion de mieux connaître la richesse, l’originalité et la diversité de la culture et de la création contemporaine estoniennes.

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Un peuple de marins et de chanteurs. Musique classique, musiques traditionnelles et actuelles, théâtre, cinéma, arts visuels et architecture… La saison « Estonie tonique », lancée par Frédéric Mitterrand le 7 octobre, présentera les différentes facettes de la culture d’un pays de 1,3 million d’habitants où les très fortes traditions maritimes remontent à l’époque des Vikings. L’Estonie est aussi un peuple de chanteurs passionnés : de grandes fêtes où la pratique du chant est à l’honneur réunissent tous les cinq ans près d’un tiers de la population.
En France, quelques artistes et écrivains estoniens ont déjà acquis une notoriété certaine. Les oeuvres du compositeur Arvo Pärt sont fréquemment jouées dans les salles de concert et accompagnent de nombreux films à succès, notamment des réalisations de cinéastes français. Par ailleurs, « Le fou du Tsar », le roman de Jaan Kross, et « Purge », de l’écrivain finlandais Sofi Oksanen, tous deux révélateurs de l’histoire de l’Estonie, ont touché un très large public.
A lire sur Culture.fr : un dossier complet sur les événements de la saison « Estonie tonique »

Parmi les opérateurs associés à L’Institut français pour « Estonie tonique » : les théâtres de l’Odéon, de l’Atalante et de l’Aquarium, du Musée du Quai Branly, la Maison des Cultures du Monde, la Cinémathèque française, le CENTQUATRE, le Festival d’Ile-de-France, le Festival international du film d’Amiens, les écoles d’architecture de Paris -Val de Seine et Paris- Belleville, plusieurs galeries d’art contemporain, ou encore de l’Institut finlandais à Paris.

L’Institut français est l’opérateur de l’action culturelle extérieure de la France. Placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères et européennes, il est chargé, dans le cadre de la politique et des orientations arrêtées par l’État, de porter une ambition renouvelée pour la diplomatie d’influence. Il doit contribuer au rayonnement de la France à l’étranger dans un dialogue renforcé avec les cultures étrangères et répondre à la demande de France dans une démarche d’écoute, de partenariat et d’ouverture. À l’étranger, l’Institut français agit sous l’autorité des Ambassadeurs. Pour la France, la saison « Estonie tonique » a été mise en œuvre par l’Institut français avec le soutien du Ministère de la culture et de la communication.

Nos intervenants

Martin Carayol
Martin Carayol

Martin Carayol est chercheur et traducteur. Après avoir enseigné les lettres modernes en collège et lycée, il s'est tourné vers les langues finno-ougriennes (finnois, estonien, hongrois, oudmourt). Titulaire d'un doctorat en littératures et civilisations sur La formation du canon de la nouvelle en Finlande et en Estonie (Inalco), il travaille essentiellement sur les cultures populaires. Il poursuit par ailleurs une carrière de traducteur technique et littéraire. Il est contributeur de nooSFere.

Antoine Chalvin
 Antoine Chalvin

Antoine Chalvin enseigne l'estonien à l’Inalco (Institut national des langues orientales) à Paris. Il a traduit de nombreuses œuvres de la littérature estonienne notamment Kalevipoeg la fameuse épopée, des romans de Viivi Luik, Jaan Kross, Emil Tode, et des recueils de nouvelles d’Arvo Valton et Ilmar Jaks. Il est aussi traducteur littéraire du finnois. Il a assuré l'édition française de Estonie, identité et indépendance et de L'estonien de poche. Antoine Chalvin a conçu et réalisé le site littérature estonienne.

Indrek Hargla
Indrek Hargla

Romancier et nouvelliste né en 1970. Il s'est très tôt imposé comme le meilleur écrivain estonien dans les genres de l'horreur fantastique, de la science-fiction et de la fantasy, avant de publier des romans et récits uchroniques, à la tonalité tantôt romantique, comme Pèlerinage au Nouveau Monde (2003), tantôt humoristique, comme la série French et Koulu (2005-2009) qui joue avec les stéréotypes identitaires estoniens. Tout récemment, il s'est lancé dans une série de romans policiers médiévaux.

Mehis Heinsaar
Mehis Heinsaar

Nouvelliste, romancier et poète né en 1973. Apparu sur la scène littéraire en 2001 avec deux ouvrages très remarqués Le Voleur de vieillards et Les Chroniques de Monsieur Paul, il cultive dans ses récits un réalisme magique très imaginatif, souvent empreint d'un humour discret, mais penchant aussi parfois vers un fantastique plus sombre et angoissant. Il a obtenu trois fois le prix Friedebert Tuglas, un des prix littéraires estoniens les plus prestigieux, qui récompense les deux meilleures nouvelles publiées dans l'année.

Georges-Olivier Châteaureynaud
Georges-Olivier Châteaureynaud

Dans les années 1970, il fonde avec son ami Hubert Haddad plusieurs revues littéraires, qui ne compteront que quelques livraisons, mais orientent définitivement son engagement littéraire. En 1973 il publie chez Grasset Le Fou dans la chaloupe, un recueil de trois longues nouvelles, puis en 1974 le roman Les Messagers, qui obtient le prix des Nouvelles littéraires. Jusqu'à l'obtention du prix Renaudot en 1982, il gagne sa vie en étant successivement caissier, monteur de roues de camion à la SAVIEM, brocanteur, bibliothécaire, tout en continuant son travail littéraire. Georges-Olivier Châteaureynaud a présidé la Société des Gens de Lettres de 2000 à 2002, il en est aujourd'hui l'un des administrateurs. Il est membre de nombreux jurys littéraires. Depuis 2010, il est secrétaire général du prix Renaudot. Auteur d'une œuvre importante — cent nouvelles et neuf romans publiés à ce jour — Châteaureynaud bâtit un univers personnel et poétique. Ses textes, que l'on qualifie souvent de fantastiques, se rattachent plutôt au domaine onirique. Rien de gore ni de sanglant dans ses écrits, mais une vision particulière du monde et de la société, qui s'écarte délibérément du constat social et de l'autofiction. Il est l'un des artisans du renouveau de la nouvelle en France, dans les années 1970, avec Annie Saumont, Claude Pujade-Renaud ou Christiane Baroche, entre autres. Il appartient au groupe littéraire de la Nouvelle Fiction, groupe créé dans les années 1990 autour de l'écrivain Frédérick Tristan. (Source Wikipédia.)