Publié : 15/02/2021, mis à jour: 18/05/2022 à 18:19
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Domaine ourdou

La BULAC conserve un fonds ourdou unique en France. Avec près de 8 000 ouvrages et une quarantaine de revues, dont une vingtaine de titres vivants, il est le reflet de la richesse de cette langue parlée par plus de 165 millions d’individus à travers l’Inde et le Pakistan. L’ourdou est la première langue indienne à avoir été enseignée, dès 1828, et éditée, dès 1830, en France.

Œuvres de Ghalib poète ourdou

Œuvres de Ghalib (1797-1869), poète ourdou. Mirzā Asadullāh Ḵẖān G̱ẖālib, Dīvān-i G̱ẖālib = [dīvāna-e-Ġaliba], Bambaʾī : Hindustānī Buk Ṭrasṭ, 1958.

Présentation générale

Ce domaine se compose du fonds de la Bibliothèque interuniversitaire des langues orientales (BIULO), de collections issues de la bibliothèque Jules-Bloch, des fonds indianistes Charlotte Vaudeville et Madeleine Biardeau déposés par l'École pratique des hautes études (EPHE), et de collections en provenance du Centre d'études de l'Inde et de l'Asie du Sud (CEIAS) et de l’École française d’Extrême-Orient (EFEO). Plusieurs ressources en ligne sont également proposées, incluant des revues, comme le Journal of Urdu Studies, et deux bases documentaires, South Asia Archive et South Asian Newspapers.

Historique de la collection

Œuvres d'Amir Khusrau Dehlavi, musicien, poète et érudit soufi.

Œuvres d'Amir Khusrau Dehlavi (12353-1325), musicien, poète et érudit soufi. Gopī Cand Nārang, Amīr Ḵẖusrau kā Hindvī kalām : maʿ nusḵẖah-yi Barlin, ẕaḵẖīrah-yi Ishpringar, Lāhaur : Sang-i Mīl Pablīkeshanz, 2008.

Le fonds ourdou a été constitué en majorité à partir des collections de la BIULO, formées à l’origine par des achats d’enseignants ou par le don de leur bibliothèque.

L’ourdou est la première langue indienne à avoir été enseignée en France. Antoine-Isaac Sylvestre de Sacy (1758-1838), administrateur de l’École, crée dès 1828 un cours provisoire d’hindoustani, érigé en chaire en 1830.  À cette époque, l’hindoustani désigne à la fois ce que nous connaissons aujourd'hui comme l’hindi et l’ourdou, dont l’enseignement distinct ne débute qu’à partir de 1963. De 1828 à 1878, la chaire est occupée par Joseph Héliodore Garcin de Tassy (1794-1878), véritable initiateur des études indiennes modernes en France. Auteur de plusieurs ouvrages sur la langue et la littérature hindoustani, il laisse derrière lui une riche bibliothèque. Celle-ci contient, en plus de ses propres ouvrages, des textes originaux et des ouvrages publiés dans le sous-continent, qu’il s’est procurés auprès de ses correspondants indiens et européens. À son décès, cette bibliothèque est dispersée, mais un certain nombre de ses ouvrages se trouvent aujourd’hui à la BULAC.

Le fonds ourdou de l’École commence à se constituer avec l’achat de la bibliothèque de Julien Vinson (1843-1926), nommé en 1886 à une chaire d’hindoustani et de tamoul. Environ 700 titres sont acquis entre 1874 et 1918, puis le fonds s’accroît modestement jusqu’en 1972. À partir de cette date, avec le recrutement d’un bibliothécaire spécialiste de l'ourdou son développement devient plus conséquent.

Reflet de l'activité éditoriale ourdoue

Le domaine ourdou reflète l’histoire de l’édition en Inde et au Pakistan. L’impression d’ouvrages en langue ourdoue commence avec l’arrivée de missionnaires européens en Inde. À l’Est, les missionnaires introduisent, en 1798 à Serampore (Bengale), une imprimerie où ils commencent à publier des traductions de la Bible en langues vernaculaires ainsi que des grammaires, des textes et des dictionnaires. En 1800 est créé à Calcutta le Fort William College, dans le but de former des jeunes fonctionnaires britanniques, à l’époque même où l’hindoustani se scinde en deux langues distinctes, l’hindi et l’ourdou. Le Fort William College, de même que les diverses missions occidentales publient dès lors des dictionnaires, des grammaires et des manuels dans les deux langues. La BULAC conserve de nombreux exemples de ces premiers imprimés en ourdou, sous forme de lithographies ou d’impressions à caractères mobiles. On peut en consulter un exemple dans les collections patrimoniales numérisées de la BULAC : Sihr-ool-buyan : or, Musnuwee of Meer Husun, being a history of the prince Be Nuzeer in Hindoostanee verse, publié en 1805 à Calcutta.

Au total, le domaine ourdou comprend plus de 100 titres édités entre 1802 et 1884, et autour de 500 titres publiés entre 1884 et 1947, période durant laquelle l’ourdou est langue officielle de l’Inde coloniale avec l’anglais. La majorité de ses locuteurs se trouvent dans l’Inde du Nord, dans l’État de Hyderabad et dans quelques poches de l’Inde du Sud où il est parlé par une partie des musulmans. Considéré comme la langue de culture des musulmans de l’Inde, l’ourdou subit les tumultes de la partition. Après 1947, il devient une langue minoritaire en Inde mais continue de survivre grâce aux efforts d’ourdouphones et d’éditeurs dévoués. Au Pakistan en revanche, l’ourdou devient la langue nationale. Les éditeurs s’y multiplient et se spécialisent, imprimant et réimprimant dans différentes disciplines. Pour la BULAC, les réimpressions sont essentielles, car dans ces régions les premières éditions ne connaissent qu’un faible tirage, vite épuisé et difficile à acquérir par la suite.

Les études en langues occidentales sur le domaine ourdou

Le domaine ourdou de la BULAC comprend également une riche collection d’études et traductions en langues occidentales sur la langue et la culture ourdoues.

On y trouve, bien sûr, les publications des pionniers français des études indiennes, tels que Joseph Garcin de Tassy et Julien Vinson, déjà cités, mais aussi Jules Bloch (1880-1953) et Pierre Meile (1911-1963) un peu plus tard. Notons que l’ourdou a le privilège d’être la première langue indienne moderne dont des ouvrages sont édités en France, dès 1829 et tout au long du XIXe siècle. La BULAC en conserve plusieurs exemples, dont la traduction par Garcin de Tassy des œuvres de Wali Dakni, Les œuvres de Wali publiées en hindoustani, éditées par l’Imprimerie royale en 1834.

Le fonds comprend également les premières études européennes sur l’hindoustani, certaines remontant au XVIIIe siècle, comme la Grammatica Indostana (...) éditée en 1778 à Rome par les missionnaires portugais, ou encore la Grammatica Hindostanica du missionnaire allemand Benjamin Schultze (1689-1760), publiée à La Halle en 1745, sans oublier les études britanniques, publiées à Londres mais surtout en Inde, dont A dictionary, English and Hindoostanee (...), édité à Calcutta en 1787, la plus ancienne publication indienne sur la langue ourdoue conservée à la BULAC.

Le poids de la langue anglaise au sein du domaine ourdou, comme au sein des autres domaines sud-asiatiques, est incontestable. Langue officielle de l’Inde coloniale, elle garde ce statut après la partition, dans l’Union indienne comme au Pakistan, à côté des langues locales reconnues comme officielles par chacun des deux États. Aujourd’hui, la quasi totalité de l'enseignement supérieur en Asie du Sud est dispensée en anglais, et la plupart des ouvrages sont publiés dans cette langue, en particulier en sciences sociales et en histoire. En ce sens, l’anglais est bien une langue vernaculaire d’Asie du Sud. Actuellement, 20 % des publications indiennes et pakistanaises achetées pour le domaine ourdou sont en langue anglaise.

Composition du fonds

Les disciplines les mieux représentées dans le fonds sont la littérature, la linguistique et l’histoire, viennent ensuite les ouvrages sur les sciences humaines et sociales. La littérature constitue l’un des points forts du fonds ourdou. Y sont présents les principaux genres littéraires tels que la poésie, le roman et le théâtre. On y retrouve également les différents courants de la littérature ourdoue, de Anjuman Tarraqi Pasand Mussanafin (Progressive Writers' Movement) à Jadidiyat (Modernism), reflétant les tendances réformiste, nationaliste  et socialiste.

Un ensemble de réimpressions ou de rééditions reflète les différentes écoles (Deccan, Delhi, Lucknow). Notamment, Muhammad Quli Qutb Shah (1565-1612), Vali Dakni (16..-17..) et Siraj Aurangabadi (1712-1763), de l’école de Deccan ; Mirza Muhammad Rafi Sauda (1713-1781), Khvajah Mir Dard (1721-1785), Mir Taqi Mir (1722-1810), Dagh Dihlavi (1831-1905) et Mirza Asadullah Khan Ghalib (1797-1869), de l’école de Delhi ; Ghulam Hamdani Mushafi (1750-1824), Inshaallah Khan Insha (1756-1817), Khvajah Haidar Ali Atish Lakhnavi (1778-1846), Imam Bakhsh Nasikh (1772-1838), Mir Babbar Ali Anis (1802-1874) et Mirza Dabir (1803-1875), de l’école de Lucknow.

Les œuvres de Wali publiées en hindoustani

Joseph Héliodore Garcin de Tassy, Les œuvres de Wali publiées en hindoustani, Paris : Imprimerie Royale, 1834-1836.

Traduction des œuvres de Wali Dakhani, poète du sud de l’Inde

Traduction des œuvres de Wali Dakhani, poète du sud de l’Inde. Joseph Héliodore Garcin de Tassy, Les œuvres de Wali publiées en hindoustani, Paris : Imprimerie Royale, 1834-1836.

Ouvrage de Muhammad Iqbal

Poésie calligraphiée de Muhammad Iqbal (1877-1938), philosophe et poète ourdou et persan.

Le fonds est particulièrement riche en manuels de langue et de linguistique. On y trouve les anciens manuels d’hindoustani, publiés par Joseph Héliodore Garcin de Tassy et Julien Vinson. A grammar of the Hindoostanee language écrite par John Borthwick Gilchrist et publiée en 1796 à Calcutta est considérée comme l’une des premières grammaires de l’hindoustani. Depuis la création du Fort William College à Calcutta en 1800 par les Britanniques, un bon nombre de manuels de grammaire et de dictionnaires ont été publiés pour les jeunes officiers anglais. Le Bureau for promotion of Urdu, (انجمنِ ترقی اُردو), instauré en 1903 pour promouvoir la langue ourdoue en Inde, et au Pakistan après la partition, contribue également à la publication de manuels et de dictionnaires. En Inde, il y également le National Council For Promotion Of Urdu Language (قومی کونسل براۓ فروغ اردو زبان) et l’Urdu Academy, Delhi (اردو اکادمی، دہلی), qui éditent des ouvrages sur la langue et la linguistique. Au Pakistan, c’est le National Language Promotion Department (ادارۀ فروغ قومی زبان‎) qui est chargé de promouvoir la langue et la Pakistan Academy of Letters (اکادمی ادبیات پاکستان), la littérature pakistanaise. Au fil des années, la BULAC a acquis la plupart de ces publications et conserve de nombreux manuels de grammaire et dictionnaires unilingues, bilingues et multilingues, comme par exemple l’Urdū lughat : tārīḵẖī uṣūl par ; Nasīm Amrohvī, mudīr-i avval Abūllais Ṣiddīqī, mudīr-i aʿlá | اردو لغت : تاریخی اصول پر ; نسیم امروھوی، مدیر اول ابواللیث صدیقی، مدیر اعلیٰ , en vingt-deux volumes, publié entre 1977 et 2010, également disponible en ligne.

Carte de la région de Lahore

Carte de la région de Lahore par J.-B.-J. Gentil (1726-1799). Abdul Rehman, Mapping Lahore : tracing historical geography of a city through maps, Lahore : Al-Mezaan Publishers and Book Sellers, 2013.

Viennent ensuite les ouvrages sur l’histoire et la géographie. Il s'agit de publications sur les dynasties musulmanes qui ont régné sur l’Inde, les périodes moghole, coloniale et postcoloniale. Parmi les ouvrages anciens se trouvent, notamment ceux de Jean-Baptiste Tavernier, Les six voyages de Jean Baptiste Tavernier‎ : en Turquie, en Perse, et aux Indes, pendant l'espace de quarante ans…, publié en 1678 ; de François Bernier, Histoire de la dernière révolution des Etats du Grand Mogol…, publié en 1670 ; du même auteur, Voyages de François Bernier... contenant la description des États du Grand Mogol, de l'Hindoustan, du royaume de Cachemire…, publié en 1724.

Les ouvrages en sciences sociales largement présents concernent les sujets courants de politique et d’économie, les phénomènes de société, ainsi que les thèmes particuliers à cette région du monde comme les conflits intercommunautaires. En ethnologie, Rusum-i Dihli de Sayyid Ahmad Dehlavi, publié en 1962, est un titre emblématique sur les rites et cérémonies pratiqués par les habitants de Delhi au XIXe siècle. Dans ce domaine, le don de Pierre Meile a considérablement enrichi les collections de la BULAC. Les fonds du CEIAS et de l'EFEO représentent également un apport précieux en histoire, en religion et en sciences sociales.

La BULAC possède enfin de nombreux ouvrages de religion et de philosophie. Les publications indo-pakistanaises sur l’Islam comprennent pour l’essentiel des traductions et des commentaires des principaux ouvrages de théologie, de philosophie et de droit islamique. Les études sur les religions et les langues de l'Inde se sont enrichies grâce au fonds Jules Bloch (1880-1953). Cet éminent linguiste enseigne de 1921 à 1927 à l’École des langues orientales. Cet ensemble est complété par les études indiennes modernes de Charlotte Vaudeville (1918-2006) et Madeleine Biardeau (1922-2010) qui ont fait don de leurs bibliothèques de travail à l’EPHE et à l’EHESS.

Fort d'Attock

Représentation du fort d'Attock, bâti par Moghol Akbar entre 1581 et 1583. Fables d'Orient : miniaturistes, artistes et aventuriers à la cour de Lahore : [exposition, Paris, Musée Guimet, 20 février-27 mai 2019], Paris : RMN-Grand Palais, Musée national des arts asiatiques-Guimet, DL 2019.

Femmes kalash dansant

Photographie de femmes kalash en train de danser (Pakistan). Fouzia Saeed, Folk heritage of Pakistan : glimpses into a diverse cultureIslamabad : Lok Virsa, 2018.

Axes de développement actuel

Depuis l’ouverture de la BULAC, l'enrichissement du domaine ourdou est constant. Des achats systématiques sont effectués pour répondre aux besoins de l'enseignement de la langue et de la culture ourdoues, que ce soit pour la documentation indispensable à l'apprentissage de la langue, les traductions littéraires d’auteurs ourdous ou les manuels et synthèses universitaires sur l’histoire, la société et la culture au Pakistan et dans les régions de l’Union indienne où l’ourdou est couramment parlé.

Comme pour l’ensemble du sous-continent indien, on peut regretter le faible volume de traductions et d’études françaises consacrées à cette langue et à cette culture, dont la majeure partie de la production se décline en anglais. Pour la recherche, les acquisitions restent orientées sur les axes historiques de la politique documentaire de la BULAC, tout en suivant l’évolution des thématiques de recherche actuelles et en s’ouvrant aux nouvelles approches interdisciplinaires.

Parallèlement, un effort important est mené dans le but de compléter les parties lacunaires du fonds, héritées de périodes où les acquisitions en ourdou avaient dû être très partiellement suivies, voire interrompues. Si les textes originaux ne sont souvent plus disponibles, l'engouement des éditeurs indiens et pakistanais pour les réimpressions ou les rééditions permet de pallier ces manquements du passé.

En raison de la faiblesse du marché des ressources électroniques sud-asiatiques, l’offre de la BULAC en termes de documentation numérique sur la langue et la culture ourdoues reste modeste. Notons toutefois l’apparition, depuis une dizaine d’années, de plusieurs bibliothèques numériques en accès libre. On peut mentionner par exemple les collections de textes ourdous disponibles sur les portails South Asia Open Archives (SOAA), Rekhta, National Council For Promotion of Urdu Language (NCPUL), National Language Promotion Department (NLPD), The Digital South Asia Library ou encore Archives.org.

Consultez également les ressources sélectionnées par le chargé de collections du domaine ourdou.

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Bédar Abbas
Chargé de collections pour les domaines ourdou, penjabi et pashto
bedar.abbas@bulac.fr
Soline Lau-Suchet
Responsable adjointe du pôle Développement des collections et chef de l'équipe Asie. Chargée de collections pour le domaine taïwanais et le fonds chinois ancien.
soline.lau-suchet@bulac.fr